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Je suis dans une pièce couché sur un simple petit matelas, qui n’était pas très confortable, sous une couverture de laine grise. J’ai si froid et, en même temps, j’ai l’impression de faire au moins 100 Degrés de fièvre. Je ne suis pas seul dans cette petite pièce, on doit être au moins une centaine, dans un espace pensé pour un tiers de cette quantité. Je ne suis pas le seul à être atteint de cette maladie. Tout le village l'est et, dans ce même espace, on a dû accueillir les gens du village voisin car leur médecin était mort à cause cette putain de maladie.
Je souffre et j'ai mal. J'ai froid et j'aimerais une nouvelle couverture. Mais je sais qu’elle va très vite être inutile car, de toute façon, je vais bientôt mourir et je ne vais pas la garder très longtemps. Dix personnes sont déjà mortes, mon meilleur ami en fait partie. Edward, tu me manqueras toujours...
Je sombre. Vais-je survivre à cette maladie qui me ronge maintenant depuis 3 semaines !?
En une seule semaine je ne pouvais plus rien faire, j'avais froid mes muscle me faisait si mal.
-J'ai froid... a chuchoté la femme à mes côtés. J'ai toujours été un gentleman envers les demoiselles, c'est comme cela que l'on m'avait élevé. J'étais beau, sans m’en vanter, et bien des filles rêvaient de m'épouser, mais mon cœur appartenait à quelqu’un d’autre. Je ne l'avais dit à personne et je n'avais jamais compris pourquoi mon corps était attiré par cet individu, mais j'étais tombé amoureux d'Edward, et je n’ai jamais osé le lui dire...
Alors pour tout oublier, j'avais décidé d'épouser la fille de la cousine de la meilleure amie de ma mère. Elle s'appelle Alice, je n'ai jamais vu son visage et je crois bien que maintenant, je ne le verrais jamais.
La femme à côté de moi me regarde, me supplie du regard. Je pense qu’elle veut ma couverture mais pour une fois je n'ai pas envie d'être gentil. Je veux garder ma couverture. Elle m’appartient jusqu’à que je meure, et jusqu’à ce moment-là, elle allait rester avec moi.
Des médecins entrent alors dans la pièce, portant dans leurs bras une nouvelle personne. C’est un homme et il a l’air de souffrir atrocement. Ils le mettent sur un matelas voisin du mien. Une fois couché, il s’agrippe à la couverture, comme si c'était tout ce qu'il lui restait.
Mes yeux veulent se fermer. Non! Je ne devais pas, sinon j'allais mourir, oui j'en étais sûr. Malgré mes efforts, ils se ferment par eux-mêmes. Je plonge dans le noir et le vide. C’est la fin. cCest cela la mort !? Soudain, je sens qu.on me soulève et qu’on me transporte ailleurs. On me dépose sur quelque chose d'inconnu. C'était doux et mouilleux. Étrangement, j'ai toujours aussi froid et je sens des gouttes tomber sur mon front. -Il est mort !? a demandé un homme. -Non ! Dit un autre homme. Mais bientôt, il partira vers l'Autre Monde. -Nous devons aller chercher le prêtre, alors, dit le premier homme. -Oui, allez le chercher! Bonne idée! -Je reviens dans au moins 15 minutes. -Faites vite, il va bientôt mourir. J'entends une porte claquer, signe que le premier homme est parti. Je sens alors l'autre homme se pencher et il me chuchoter à l'oreille. -Je vais te sauver. Me fais-tu confiance ? -Annn.... Ai-je été capable d'articuler -Tu ne seras plus toi-même, tu ne te rappelleras peut-être même plus de ton passé... Mais tu pourras continuer à vivre, m'avait-il chuchoté. -Mal...Ai-je chuchoté à mon tour. -Un peu, mais...Ne t'inquiète pas, je vais te sauver.
J'agrippe son bras pour lui faire comprendre de faire vite car je sentais la mort monter en moi. J’ai aperçu sa bouche aller vers mon poignet, ses lèvres effleurèrent ma peau chaude à cause de la fièvre. Je sens soudain ses dents transpercer ma peau et du sang s’échapper des perforations qu’il vient de faire.
Il n'y fait pas vraiment attention (au sang) ce qui m'étonne bien quand j'eux compris se qu'il étais réellement et ce que je suis maintenant.
C’est alors que je sens quelque chose de chaud entrer dans mon corps en parcourant mes veines. La douleur me transperce comme un éclair. J'ai si mal, mais qu'est-ce que c'est bordel de merde !? Je me suis cambré, mon corps est devenu raide. Je me suis débattu, souffrant, et j’ai commencé à gémir de douleur, sans pouvoir m’arrêter. Mon poignet me fait tant souffrir, que se passait-il !? Mon corps, on dirait qu'il change... Je ne comprends plus rien, tout ce que je sais, c'est que je souffre et que j'allais sûrement mourir, malgré ce qu’il m'a promis. Finalement, tout s'arrête, la douleur part, et reviens mais moins intensément. J’ouvre les yeux et découvre l'homme à mes côtés. Il est si pâle… J'approche ma main, hésitant, et touche sa peau si froide. Mais que se passait-il !? -Qu'est...Qu'est-ce qui c'est passé !? ai-je murmuré apeuré. -Tu es mort, m'a-t-il répondu.
